Entre 2024 et 2025, la Ville a mené un exercice préliminaire de repérage de l’architecture moderne d’intérêt à Mont-Saint-Hilaire avec son Comité de patrimoine et de toponymie. Cette démarche a confirmé l’existence d’un patrimoine moderne hilairemontais pour lequel la Ville souhaite aujourd'hui établir un cadre d’action clair.
Objectifs de l'inventaire :
Comment l’architecture moderne pourrait-elle être un patrimoine ?
L’idée d’un patrimoine moderne est relativement récente. Par exemple, certaines Villes du Québec, comme Gatineau, Laval et Québec, ont identifié des éléments de ce patrimoine, souvent constitué de grands immeubles institutionnels (ex. églises, bureaux gouvernementaux, tribunaux), mais aussi de certains plus petits ensembles architecturaux. Cependant, à Mont-Saint-Hilaire, le patrimoine moderne semble s’exprimer dans quelques résidences d’architecte et, surtout, dans le vernaculaire répétitif, dans les formes standardisées et dans la force des ensembles.
D’un côté, il y aurait donc les immeubles d’exception, soit les exemples ou les repères des pratiques de l’architecture moderne. Il s’agit d’immeubles se distinguant par leur qualité, leur originalité ou leur représentativité d’un mouvement, d’une école ou d’un architecte. De l’autre côté, il y aurait les ensembles représentatifs, soit les secteurs où l’architecture relativement homogène des bâtiments, parfois associée à une forme urbaine typique, a été conservée et représente encore très bien les origines modernes du secteur. Contrairement aux immeubles d’exception, c’est ici la répétition et la continuité de certains éléments entre les bâtiments, plutôt que l’originalité individuelle, qui constituent le potentiel patrimonial, en tant que symbole d’une époque ou d’un mouvement.
![]() Le 571, montée des Trente est un exemple d'immeuble d'exception. | ![]() Cette maison est située dans le secteur de la place Courcelles. | ![]() Cette maison est située dans le secteur du parc Champlain. |
L’architecture moderne rassemble plusieurs mouvements distincts, parfois divergents sur certains principes ou intentions, qui se sont principalement déployés au Québec entre les années 1930 et 1980 (Commission des biens culturels du Québec, 2005). Malgré leurs différences, ces mouvements sont fondamentalement guidés par une volonté commune de rupture avec les pratiques architecturales qui les ont précédés.
Le territoire à l'étude préliminaire compte environ 1 000 immeubles, mais seule une partie sera réellement analysée et retenue. Seuls les immeubles d'exception et ceux qui font partie d'un ensemble répondant à des critères précis pourraient être inscrits à l'inventaire.
Oui. En novembre 2026, des représentants de L'Enclume, mandatés par la Ville, parcourront certains secteurs entre 8 h et 18 h. Ils pourront circuler sur les terrains pour photographier l'extérieur des bâtiments et leur environnement, mais ils n'entreront jamais à l'intérieur.
Non. Le fait qu'un immeuble soit documenté pendant l'étude ne veut pas dire qu'il sera soumis à un régime de protection patrimoniale.
Les règles précises seront présentées à la consultation publique, puis adoptées par le conseil. Selon les orientations actuelles :
Oui. Les exigences viseraient surtout à respecter la simplicité, la fonctionnalité et l'esprit d'origine du bâtiment. Elles devraient généralement être moins contraignantes que pour une maison ancienne construite avant les années 1940. Une fiche décrira chaque immeuble ou ensemble inscrit et indiquera les interventions à privilégier ou à éviter, pour aider les propriétaires à planifier leurs projets.